CompagnieDIVINE EMILIE

COLETTE journaliste

FORMAT

 

Durée : 1h05

Âge : à partir de 14 ans (classe de 3ème minimum, éventuellement 4ème)

Jauge : 150 maximum (en acoustique)

Technique : le spectacle peut être joué dans toutes sortes de lieux à condition qu'il soit possible d'y faire l'obscurité et qu'il n'y ait pas de bruit ; DIVINE EMILIE installe ses propres rideaux, son propre vidéoprojecteur, ses lumières et son décor.

DISTRIBUTION

 

Voix et musique : Katell GRABOWSKA (voix, chant, bendir, gong et rakatak) et Marc LAURAS (voix, violoncelle, melodica et grelots)
Musique : Marc LAURAS

Mise en espace : Marc LAURAS

Textes : COLETTE, et Katell GRABOWSKA pour les transitions entre les articles de COLETTE

Choix des textes : Katell GRABOWSKA et Marc LAURAS

Production et diffusion : Compagnie DIVINE EMILIE
 

Crédits photo :

Terry LAIR

RESUME

 

COLETTE journaliste est  une lecture-spectacle en musique.

 

Le journalisme a été une activité majeure de COLETTE, majeure et admirable, et pourtant encore peu connue. Elle a été d'autant plus remarquable que le métier de journaliste était à presque exclusivement réservé à des hommes pendant la première moitié du XXe siècle. COLETTE a écrit plus de 1200 articles de presse ! De nombreux journaux ont insisté pour l’engager : Le Matin, l’Eclair, le Figaro - sa chronique figurait en première page, Le Quotidien, Le Mercure de France, La Baïonnette, La Vie parisienne, Vogue, Femina, Marie-Claire et d’autres encore. COLETTE a tenu presque toutes les rubriques : faits divers, grands reportages, têtes couronnées, chroniques, critique dramatique, mode, beauté et littérature. Elle n’écrit que sur ce qu’elle a vu et entendu. Et elle invente un style totalement nouveau qui mêle l’écriture de la romancière et de la poétesse à celle de la journaliste. Son article sur l'arrestation de Bonnot en 1912 "Après l'affaire de la rue Ordener", est écrit dans ce style nouveau qui séduit immédiatement un million de lecteurs du Matin et qui lui vaut d'être nommé grand reporter.

Peu après son entrée au Matin, elle entame une histoire d'amour passionnée avec l'un des rédacteurs en chef qui devient son mari, Henri de Jouvenel. Il l'épouse enceinte. Ce sera une fille. Lorsque la guerre éclate, COLETTE est le seul grand écrivain français à décrire aussi bien la vie en France en dehors du front et des hôpitaux de campagne. La Première Guerre Mondiale et son expérience de journaliste modifient profondément sa vie, son couple et son écriture de journaliste, mais aussi de romancière. Encore une fois, COLETTE se ré-invente. A la fin de la guerre, elle est nommée Directrice littéraire au Matin, et le démon du journalisme ne la lâche pas. Mais elle reprend sont activité de romancière. La période des "grands" romans  débute. Elle publie en 1920 "Chéri". Elle y invente la figure de la femme mûre de 50 ans qui manquait à la littérature française. Proust et Gide disent leur admiration.

 

Le spectacle nous fait voyager dans la vie de COLETTE journaliste, de son premier grand reportage en 1912, jusqu'à sa séparation d'avec Henri DE JOUVENEL à travers 7 articles de presse accompagnés par différents instruments de musique. Chaque article est précédé d'une présentation du contexte de l'article pour ce qui concerne la vie de COLETTE et également le sujet qu'elle traite. 

TOURNEE

 

Décembre 2023 : Soirée organisée dans le cadre des 'Journées de l'égalité' par l'association Femmes Solidaires à la Teste de Buch (33)

Janvier 2023 : Château de Varzy (58) pour la Nuit de la Lecture

Novembre 2022 : Collège de Courson-les-Carrières (89) pour deux classes de 3ème

Octobre 2022 : Soirées en appartement (69) et (75)

 

Journal du Centre du 24/01/2023

Katell Grabowska et Marc Lauras, un duo d’artistes excellent pour interpréter l’écrivaine Colette en journaliste.

[...] 

On connaissait les romans qui ont construit sa renommée nationale ( Claudine , Sido , Gigi ), on la savait audacieuse dans ses paradoxes, mais on n’a jamais beaucoup évoqué ses talents de journaliste… Et c’est là que le rideau s’est écarté pour que Katell Grabowska laisse exploser le génie de Colette reporter (notamment pour le compte du Matin où son second mari fut rédacteur en chef). Les textes lus, mis en valeur par la mimique et la diction de la conférencière et de son partenaire, vous entraînent sur les lieux des reportages que ce soit pressée dans la foule, pour assister à l’arrestation de la bande à Jules Bonnot, ou plus tard à Verdun où Colette brave les interdits pour retrouver son mari en pleine guerre des tranchées. Les cœurs se serrent encore en 1918, lorsque Colette, au milieu des décombres, s’attarde sur le sort des mères, des jeunes mamans, des enfants de la guerre.

Dans toutes ses analyses, Colette restitue les ambiances avec une vision sensorielle qui vous plonge dans l’actualité avec une poignante authenticité. Bien que simple et trahissant souvent un esprit rebelle, l’écriture est ciselée, précise. Rien ne manque dans le détail.
C’est tout juste si on ne voit pas les couleurs, si on ne sent pas les odeurs, les relents, la poussière, l’humidité, si on ne ressent pas les émotions, les angoisses, la révolte. Et restituer tout ça dans un théâtre vivant, comme l’ont si bien fait Katell Grabowska et Marc Lauras, est un exercice difficile. Ils l’ont superbement réussi pour le plaisir d’une cinquantaine de spectateurs unanimes à les féliciter.

katell.grabowska@gmail.com                

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