On ne trouve aucune Française qui a marqué l'histoire de l'astrophysique pour ses propres travaux avant les années 1970. La raison en est simple :
l'astronomie et l'astrophysique sont quasi-inexistantes en France jusque-là ...
Les pionnières qui ont réalisé des découvertes d'envergure sont toutes originaires des Etats-Unis, de Grande-Bretagne ou d'Irlande.
Quelques dates concernant les femmes astronomes et la France
1893
La première femme qui obtient une thèse de doctorat d'astronomie en France est Américaine : Dorothea KLUMPKE ; et elle encadre une équipe de calculatrices pour le compte de l'Observatoire de Paris.
1912
Une première femme, française, est nommée aide-astronome à l'Observatoire de Paris : Edmée CHANDON. Sa compétence est rapidement reconnue. Mais malgré son mérite et le soutien du Directeur de l'Observatoire de Paris, l'Académie des Sciences les refuse de la promouvoir au grade d'astronome titulaire. L'Académie le refuse également à Rose BONNET.
1965
Renée HERMAN MONTAGNE, accède à la dernière marche et est nommée astronome titulaire à l'Observatoire de Meudon où est elle spécialiste de spectroscopie !
Voir les très intéressantes recherches de Colette LE LAY sur les femmes employées à l'Observatoires de Paris :
"Les carrières féminines à l’Observatoire de Paris (1908-1940) : de l’intégration au seuil infranchissable de la dernière marche"
La Présidente actuelle de l'Académie des Sciences, Françoise COMBES, est une des premières Françaises à avoir eu un impact international, et ce justement à partir des années 1970.
Dorothea KLUMPKE Edmée CHANDON Renée HERMAN MONTAGNE Françoise COMBES
Conférences de Katell GRABOWSKA :
30 janvier 2025 : Conférence sur les Pionnières de l'Astrophysique pour l'Université Tous Âges de Vannes (56)
07 novembre 2024 : Conférence sur Cecilia PAYNE-GAPOSCHKIN, pour le Club d'Astronomie Lyon-Ampère
novembre et décembre 2023 : Mini-cycle de trois cours sur les Pionnières de l'Astrophysique pour L'Université pour Tous de Puisaye Forterre (58 et 89)
08 mars 2023 : Conférence sur Vera RUBIN, la 'mère de la matière noire' au Lycée Henri IV à Paris
27 janvier 2023 : Conférence pour le séminaire Sexe et Genre de l'Institut Emilie du Châtelet au CNAM à Paris
13 décembre 2022 : Conférence pour les Amies de l'Institut Emilie du Châtelet à la Cité Audacieuse à Paris
06 décembre 2022 : Conférence les premières séries fondamentales de l'astrophysique, établies à Harvard, pour les Estiennales à l'Ecole Estienne
Novembre 2022 : Conférence sur les femmes en astrophysique au Rotary de Cosne-Sancerre
L’astrophysique est un domaine récent qui s’est construit au XXe siècle et qui a longtemps été hostile envers les femmes. Néanmoins des femmes astronomes ont réalisé des découvertes fondamentales qui ont participé à des changements de paradigme.
Elles restent largement méconnues en France. Grâce à Henrietta Leavitt (Harvard 1912), l’univers cessa d’être contenu en entier dans la Voie Lactée et on découvrit son expansion. Grâce à Cecilia Payne-Gaposchkin (Harvard 1925), on apprit que l’univers observable ne contenait presque que de l’hydrogène et de l’hélium. Vera Rubin (1970-1985) donna corps à l’hypothèse de la matière noire (Prix Gruber 2002).
On montrera comment le genre de ces femmes a été un élément déterminant et moteur dans leurs travaux. Puis on examinera comment ce genre et leur statut subalterne a été un frein, ou non, à l’impact de leurs découvertes. Un point sera fait sur la situation en France jusqu’à Françoise Combes - une des meilleures spécialistes de la matière noire, de la formation et de l’évolution des galaxies - et Hélène Courtois, qui a co-découvert notre continent extra-galactique, le superamas Laniakea (2014).
Conférence de Katell GRABOWSKA dans le cadre des 14èmes Estiennales de l'Ecole Estienne à Paris le 06 décembre 2022
Comment les premières séries fondamentales de l'astrophysique ont été établies par des femmes à Harvard, et comment elles ont contribué à l'établissement des premières lois qui ont révolutionné l'astronomie et ont fondé une nouvelle discipline, l'astrophysique.
La classification OBAFGKM des étoiles par Williamina Fleming et Annie Cannon devint le socle à partir duquel on commença à appréhender le cycle de vie des étoiles. La loi d'Henrietta Leavitt (1912) à partir du rythme de pulsation des étoiles céphéïdes et l'interprétation correcte des spectres des étoiles par Cecilia Payne-Gaposchkin (1925) renversèrent les conceptions de l'époque.
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